LE FAUX-GYNECO TENTE DE VIOLER LA FEMME MARIEE

Introduire de la menthe et du karité dans les parties intimes d’une patiente en proposant de sucer ses seins ! C’est le remède d’un faux gynécologue à une femme mariée : S. F. Guèye dont la vie conjugale est bouleversée par l’attente des premiers signes de grossesse, après deux ans de mariage.

Inconnu au tableau de l’ordre des médecins, le faux gynécologue, Babacar Fall a comparu hier, à la barre des flagrants délits pour exercice illégale de la médecine et tentative de viol. La victime, S. F. Gueye a fait la connaissance de Babacar Fall à bord d’un véhicule de transport en commun dans l’après-midi du vendredi 22 décembre 2017. En écoutant religieusement la conversation télé- phonique du sieur Fall, elle a entendu ce dernier parler de médecine. Curieuse, elle a voulu en savoir davantage. Et son interlocuteur ne s’en prive pas et se présente sous ses habits d’un «gynécologue» doublé de «Kinésithérapeute». Non sans lui faire remarquer qu’il possède cinq cliniques. Bizarre ! Pour quelqu’un qui se bouscule dans un véhicule de transport en commun. Toujours est-il que la dame naïve y voit une opportunité de guérir son mal.

En effet, depuis deux ans qu’elle est mariée, elle tarde à tomber enceinte. Le «gynécologue» ambulant jure de la guérir, avant de lui donner rendez-vous le 24 décembre dernier à Fass Mbao. Une fois sur les lieux, le médecin l’installe et commence à lui poser des questions sur les maux dont elle souffre avant de l’ordonner de se déshabiller pour se mettre sur la table. Le moment de commencer son diagnostic. Invraisemblable que cela puisse paraitre, «Dr» Fall, après avoir écarté les jambes de sa patiente, s’empare d’un produit à l’arome de menthe et de la Karité pour l’introduire dans les parties intimes de celle-ci. Dans ses airs de toubib qui maîtrise sa profession, il s’engage dans une conversation intime pour savoir entre autre si la dame ressent du plaisir lors des ébats.

Devant le silence de la dame, le gynéco passe à la vitesse supé- rieure, en introduisant son doigt dans les parties intimes de la dame et en suçant ses seins. Ce, pour, dit-il, l’inciter à faire des pertes blanches. Seule condition pour qu’il sache s’il peut ou non guérir sa patiente. Pire, le gynéco ambulant, sans doute excité par les rondeurs de la dame à sa merci, commence à lui faire des attouchements. Le rubicond qu’il ne fallait pas franchir. Ébahie, S. F. Guèye lui colle une gifle retentissante, avant de prendre la poudre d’escampette. S’ensuit une plainte déposée contre son bourreau à la gendarmerie de la Zone Franche Industrielle. Arrêté, le mis en cause a nié les faits qui lui sont reprochés.

Devant le prétoire, Babacar Fall, âgé de 60 ans, marié à deux épouses, nie toutes allégations et soutient mordicus avoir croisé la dame à bord d’un véhicule et que la plaignante avait besoin de ses services comme … masseur. «Je suis un masseur et j’ai fait la formation kinésithérapeute en Guinée, mais je n’ai pas de diplôme. J’ai ouvert une salle de massage dénommé «Sope Serigne Babacar», à Fass Mbao. Interrogé par le juge sur la consultation de sa patiente, le prévenu de rétorquer qu’il était question de massage du dos et de la jambe de la plaignante. S’il s’agit seulement de consulter le dos, ajoute le représentant du parquet, pourquoi trouve-t-il le besoin de la déshabiller. Pour toute réponse, il révèle que c’est la dame qui a choisi de se dévêtir.

Tombé dans son propre piège, il finit par reconnaitre avoir introduit son doigt dans les parties intimes de la plaignante, non sans jurer sur tous les saints n’avoir pas mis de substance dans ses parties intimes. Des déclarations battues en brèche par la partie civile qui indique qu’il y’avait tous les équipements dans la salle de massage du prévenu dont trois pots contenants des produits dont l’odeur laisse penser à du beurre de Karité mélangé avec de la menthe, un tensiomètre et un cachet.

Pour le maitre des poursuites, les faits ne souffrent d’aucun doute. «S’il consulte le nerf sciatique qu’est-ce-que ses doigts font dans les parties intimes de la dame ? », s’interroge le procureur. Ce qui lui fait dire que la tentative de viol est avérée de même que l’exercice illégal de la médecine. Suffisant pour requérir deux ans de prison ferme contre le prévenu qui sera édifié sur son sort le 23 janvier prochain.

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