LE FPDR BOYCOTTE LES CONCERTATIONS, MAIS PARTICIPERA A L’AUDIT DU FICHIER

L’Initiative pour des élections démocratiques va se réunir «incessamment» pour définir les conditions de sa participation à l’audit du fichier électoral qui démarre lundi.

On peut boycotter les concertations sur le processus électoral, mais être présent dans les opérations de l’audit du fichier électoral. Telle est l’approche du Pds et ses alliés qui vont se réunir pour peaufiner leur stratégie de participation à l’audit du fichier électoral qui démarre lundi.

En effet, cette mission sera assurée par 4 experts étrangers dont 2 spécialisés en base de données, le 3ème en biométrie et le 4ème sur les questions électorales, d’après le quotidien national Le Soleil. Une de ses exigences depuis des années, cette doléance de l’opposition a été acceptée par le président de la République le 28 mai 2016 lors du Dialogue national. «Nous allons nous concerter au niveau de l’Initiative pour des élections démocratiques. Il est clair que nous n’allons pas laisser les opérations se dérouler de cette façon en étant exclus. C’est totalement inimaginable. Nous en discuterons incessamment.

L’opposition n’acceptera pas qu’une opération aussi importante que l’audit du fichier électoral se fasse sans sa présence et sa supervision», a déclaré hier Mamadou Diop Decroix, coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr), lors d’une conférence de presse. En outre, le Pds et ses alliés se sont prononcés sur les concertations sur le processus électoral. D’après Decroix, ce blocage «prouve» que les boycotteurs «avaient raison» car, dit-il, «Benno bokk yaakaar est venue avec un schéma qu’elle veut imposer». Selon le Fpdr, «cette question de parrainage est introduite par la majorité pour éliminer des candidats».

Sur le rapport de l’Ong Freedom house qui a noté un «recul» de la démocratie au Sénégal, Decroix et Cie saluent que des pays étrangers s’aperçoivent de cette donne. «La démocratie n’a pas été de tout temps le mode de système politique au Sénégal. Il a fallu des luttes, des gens ont perdu la vie pour que la démocratie soit réelle au Sénégal», rappellent-ils.

Avant d’ajouter : «Si la démocratie est en recul, les générations futures comme celles passées doivent se battre pour qu’elle revienne au Sénégal. Ce n’est pas une mince affaire parce que le Président Macky Sall n’aime pas la démocratie. Il veut se comporter comme un dictateur.»

Dans le même ordre d’idées, Me El Hadji Amadou Sall estime que le système de démocratie apaisée du Sénégal «est remplacé (aujourd’- hui) par un système autoritaire». Il charge : «Tout chez Macky Sall est à la fois brutalité et autorité. Voilà un homme qui n’accepte aucune forme de contestation. Même ces concertations qu’il a instaurées sont brutales. Il a tout fait pour que l’opposition significative n’y participe pas.» L’avocat souligne que «depuis 1992, tout le processus électoral a été consensuel», mais «c’est Macky Sall qui le remet en cause»

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