Pds : ‘’ Si Karim Wade n’est pas candidat, il n’y aura pas d’élection’

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a célébré, ce week-end, le 42e anniversaire du premier Congrès du parti tenu en 1976. Les libéraux, regroupés à Thiès, ont réitéré leur volonté de faire de Karim Me?ssa Wade leur candidat à l’élection présidentielle de 2019. Ils ont aussi défini des stratégies pour barrer la route à Macky Sall.

L’élection présidentielle de 2019 approche à grands pas. Au sein des formations politiques, des stratégies sont en train d’être définies pour mieux la préparer. Le Parti démocratique sénégalais (Pds) met déjà la pression sur le pouvoir qui, d’après les cadres libéraux, veut invalider la candidature de l’ancien ministre de la Coopération internationale, Karim Me?ssa Wade. Pour parer à cette éventualité, le Pds a décidé d’investir le terrain. C’est en ce sens qu’une conférence publique sur le thème ‘’Exigence d’une élection libre et démocratique responsabilité du Pds’’ a été organisée à Thiès, ce week-end, par la Fncl, pour ‘’conscientiser les militants, les mobiliser sur les dangers qui guettent le pays’’.

‘’Il y a des menaces réelles sur la candidature de Karim Wade. Parce que le président Macky Sall sait très bien qu’avec la participation de Karim Wade, il n’aura pas son deuxième mandat. Si Karim Wade n’est pas candidat, il n’y aura pas d’élection dans ce pays. C’est ça le principe’’, a prévenu le Dr Cheikh Tidiane Seck en marge de la célébration du 42e anniversaire du premier Congrès du Parti démocratique sénégalais tenu à Kaolack du 30 au 1er février 1976.

A l’unanimité, les cadres libéraux, qui ont pris la parole, sont convaincus que les législatives de juillet 2017 ont été truquées. Vu les enjeux de la présidentielle de 2019, le président de Fédération nationale des cadres libéraux soutient que l’heure a sonné pour battre le rappel des troupes et ‘’barrer le chemin’’ au chef de l’État et à son gouvernement.

‘’Pour qu’il y ait élection libre, démocratique et transparente, il faut que Karim prenne part à cette joute électorale. Nous soupçonnons un coup de force. Et nous nous préparons à résister. Nous attirons l’attention du peuple sénégalais, mais surtout de la communauté internationale, qui nous aide dans la préparation des élections, pour qu’elle mette la pression sur Macky Sall. Nous sommes venus préparer le terrain et les militants à tout ce qui pourrait arriver à notre candidat, si sa candidature n’est pas validée par le gouvernement de Macky Sall’’, a-t-il poursuivi.

‘’Face à Karim, Macky n’ira même pas au second tour’’

A la question de savoir s’il y aura un plan B au cas où la candidature de Karim Wade n’est pas validée par le Conseil constitutionnel, le Dr Cheikh Tidiane Seck précise que le fils de l’ex-chef de l’État, Abdoulaye Wade, reste et demeure le candidat du Pds. ‘’Karim Wade est le candidat du Parti démocratique sénégalais à l’élection présidentielle de 2019. Il reviendra au Sénégal durant l’année 2018. Il battra campagne avec nous et nous espérons qu’il sera élu, dès le premier tour, le 24 février 2019. Pas mal de responsables du camp adverse commencent à parler de beaucoup de choses sur Karim, pour dire que s’il vient dans ce pays, il va payer ou encore il doit à la justice ceci ou cela. J’ai entendu le camp du président Sall dire qu’il va remporter l’élection avec 60 %. Mais Macky Sall sait que face à Karim, il n’ira même pas au second tour’’, a pronostiqué le cadre libéral.

Avant de révéler que le régime du président Sall veut organiser la présidentielle de 2019 ‘’sans les candidats essentiels’’ dont leur ‘’frère Karim Wade’’. Il a ensuite rappelé qu’en plus de la marche du 9 février prochain, une stratégie est en train d’être mise en œuvre pour avoir une élection ‘’libre, démocratique et transparente, signifiant pour nous la participation du candidat Karim Wade et Khalifa Sall à cette élection’’.

Une approche combative

Pour sa part, le secrétaire national chargé des élections du Pds a affirmé que le président Wade a déjà déclaré 2018 année de ‘’combat’’. C’est pourquoi Maguette Sy invite tous les cadres, militants et sympathisants du Parti démocratique sénégalais à s’organiser davantage pour garantir au Sénégal une élection libre et transparente. ‘’Avec le soutien de tous, nous pouvons faire face à Macky Sall. Les élections législatives de 2017 ont été falsifiées. Le Code électoral consensuel de 1991 a été violé. Mais, cette fois, ça ne passera pas. Au sortir du référendum de mars 2016, Macky Sall a su qu’il était minoritaire. En 2017, ils ont empêché à 6 500 000 Sénégalais d’être enrôlés sur les listes électorales. Avec le soutien de son ministre de l’Intérieur (Abdoulaye Daouda Diallo, Ndlr), Macky Sall a organisé la pagaille et l’anarchie. En 2019, nous allons l’empêcher de voler la présidentielle’’, a martelé le conférencier du jour qui a demandé au peuple de se ‘’tenir prêt’’ pour arrêter la ‘’pagaille dans ce pays’’.

Auteur: Gaustin DIATTA – EnquetePlus

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