Libre circulation : Macky veut une CEDEAO «sans rigidité, sans tracasseries et sans perception de taxes indues»

Le président Macky Sall a dénoncé les différentes entraves à la libre circulation des biens et des personnes au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), notamment au niveau des ports, aéroports et corridors, tout en appelant à la prévention et l’application de sanctions aux auteurs de «ces mauvaises pratiques ».

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Sall s’exprimait ce lundi, à Dakar, lors de la 4è session des parlementaires de la CEDEAO dont le thème est : «Enjeux et défis de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace Cedeao et de la problématique de la migration». Ce thème, selon le président Sall, interpelle les dirigeants de la Cedeao qui devraient prendre leurs responsabilités. Car, dit-il, le rôle du parlement communautaire ce « n’est pas seulement de générer les textes, mais aussi que ces textes soient appliqués et que chaque citoyen se sente chez lui partout dans la Cedeao» ».

Parrain de cette 4è session, Macky Sall a plaidé pour «un espace communautaire sans rigidité frontalière, sans tracasseries, sans perception indues sur les personnes ou des marchandises».

La question de la libre circulation des biens et des personnes est aussi une question migratoire. Et parlant de migration, alors que l’Occident se plaint et se dit envahi par les migrants africains, le président a rappelé que la migration intra-africaine reste beaucoup plus importante, même si elle est moins spectaculaire et moins exposée aux médias. Toutefois, elle mérite d’être organisée en même temps qu’il urge de travailler à favoriser la libre circulation.

«On ne peut pas arrêter la migration, mais on ne peut pas aussi être complice de la migration clandestine organisée par des criminels. Notre devoir n’est pas de rester sans réaction, mais de travailler à la sensibilisation, à l’éducation, à la création d’emplois et favoriser l’émigration saine et normale en Afrique, entre l’Afrique et l’Europe, entre l’Afrique et les Etats-Unis», a soutenu le chef.

Conscient des questions sécuritaires auxquelles doit faire face la région, dans un contexte de la montée du terrorisme, Macky Sall a indiqué que «la libre circulation des biens et des personnes doit cohabiter avec l’impératif sécuritaire, que la Cedeao applique ses normes et ses lois. Il faut concilier le droit à la libre circulation et l’impératif de sécurité, la gestion des flux migratoire et la lutte contre l’émigration clandestine», a estimé Macky Sall.

Il faut s’attaquer aux causes de l’émigration par les investissements, l’éducation, la formation de la jeunesse, mais il faut en même temps s’attaquer aux réseaux de migration clandestine qui exploitent les jeunes. «Notre combat aujourd’hui, c’est de réunir tous les peuples de ces différents Etats pour en faire une communauté de vie».

«Toutes ces mauvaises pratiques doivent être bannies», a lancé le président du Sénégal en référence aux actes de rançonnement des voyageurs dans l’espace régional. «Il ne faut pas seulement constater les faits… mais il faut les prévenir et les sanctionner», a préconisé le président Sall.

«Nous avons des acquis indéniables», mais de «nombreux obstacles se dressent sur le chemin de l’intégration, constate le président qui conforte Alain Marcel de Souza, le président de la Commission de la CEDEAO qui a expliqué que la Cedeao est la première région la mieux intégrée du continent.

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