Burkina Faso: mort du cinéaste Idrissa Ouédraogo

Le cinéma africain et burkinabè, en particulier, est en deuil. Idrissa Ouédrago, réalisateur et producteur burkinabè, est décédé, ce dimanche 18 février, à Ouagadougou, à l’âge de 64 ans. Auteur d’une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a été récompensé dans les plus grands festivals, obtenant notamment le Grand Prix du Jury au festival de Cannes pour le film « Tilaï » en 1990. Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses plus valeureux ambassadeurs dans le domaine de la culture, selon le président Roch Marc Christian Kaboré.

Tout a commencé pour Idrissa Ouédraogo en 1977, année de son inscription à l’Institut africain d’études cinématographiques de Ouagadougou où il sort major de sa promotion. Il réalise alors son premier film, en 1981, un court métrage de fiction qui obtient le prix du meilleur court métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

C’est avec son film Tilaï qu’il remporte en 1991, l’Etalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux prix au Fespaco. Une année auparavant, il remportait le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, avec le même film.

Une trentaine de films dont dix long-métrages

Son film Le Cri du cœur, tourné en 1994, obtient le Prix du public lors du cinquième Festival du cinéma africain de Milan. En 2001, il produit et réalise la série à succès « Kadi Jolie » qui a fait le plaisir de millions de téléspectateurs sur le continent africain. Il a, à son actif, une trentaine de films dont dix long-métrages.

Dans un message, le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, se dit touché par « la perte d’un réalisateur à l’immense talent et profondément attaché à son pays » avant d’ajouter qu’avec la disparition de Idrissa Ouédraogo, l’Afrique « perd l’un de ses plus valeureux ambassadeurs » dans le domaine de la culture.

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