Abus de confiance: Des transitaires grugent un riche commerçant de 47 millions Cfa

En sollicitant le sieur A. Ndir pour le dédouanement et l’enlèvement de sa marchandise constituée de 500 tonnes de fer en béton et 12 camions de la même matière débarqués au port autonome de Dakar, le nommé M. Ndiaye était loin d’imaginer qu’il allait se faire rouler dans la farine.

Et pourtant, le bonhomme qui était de bonne foi, avait versé en guise d’honoraires et autres droits de douanes au sieur A. Ndir la rondelette somme de 47 millions Cfa. Ce dernier n’étant pas encore bénéficiaire de l’agrément en douane, n’a rien trouvé de mieux à faire que de sous-traiter le dossier avec une certaine N. Guèye qui est transitaire de son état. Cette dernière, s’est alors engagée à diligenter la procédure dans les plus brèfs délais, moyennant 46 millions Cfa.

Une fois le marché conclu, A. Ndir a reversé à la dame N. Guèye, sur décharge un accompte de 35 millions Cfa puis le reliquat quelques jours plus tard, soit 11 millions Cfa. Malgré toutes ces transactions, la marchandise en question ne pouvait pas être enlevé du port. Cette situation qui a duré un peu plus d’un mois a commencé à intriguer A. Ndir. Celui-ci pour en avoir le coeur net, a mené ses propres investigations.

C’est ainsi qu’il a pu se rendre compte que le dossier se trouvait en contentieux au niveau de la douane du fait d’une erreur sur l’identité du propriétaire de la marchandise. Interpellée, la transitaire N.Guèye a déclaré qu’elle avait à son tour sous-traité avec un certain N. Niang à qui elle encore reverser les 46 millions Cfa. N. Niang s’est lui aussi heurté au contentieux qui était pendant à la douane. Mais entre temps, il avait déjà utilisé le pactole qu’il avait empoché à d’autres fins. C’est sur ces entrefaites que le pot aux roses a été découvert.

Le propietaire légitime de la marchandise, en l’occurrence le nommé M. Ndiaye après avoir réussi à régler le problème, a exigé au sieur A. Ndir de lui rembourser l’intégralité de son argent. Pris entre plusieurs feux, ce dernier ne s’est pas fait prier pour porter plainte contre la dame N. Guèye et le sieur N. Niang au niveau de la Sûreté urbaine.

Entendus sur procès-verbal, ils ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés. Mais les hommes du Commissaire Dramé n’ont pas jugé nécessaire de les maintenir outre mesure en position de garde-à-vue.

Toutefois, ils ont été déféré au parquet du procureur.

Par Siaka NDONG 

 

 

 

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