Les attaques de Ouagadougou revendiquées par la coalition jihadiste GSIM

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghali revendique la double attaque qui a frappé Ouagadougou vendredi 2 mars. L'information a été reçue par l'agence mauritanienne ANI.

Au Burkina Faso, l’enquête démarre. Les attaques qui ont frappé Ouagadougou vendredi 2 mars ont fait 16 morts, dont neuf parmi les assaillants et sept parmi les forces de sécurité, ainsi que des dizaines de blessés.

Les investigations se poursuivent car la majorité des assaillants portaient la tenue officielle des soldats burkinabè. « La quasi-totalité des assaillants étaient de nationalité burkinabè », a confié à RFI une source proche du dossier. Les premières vérifications ont permis d’identifier parmi les personnes tuées un ex-soldat de l’armée burkinabè. Il faisait partie des militaires radiés après la vague de mutineries qui a avait secoué l’armée en 2011. Selon nos sources, les terroristes auraient été renseigné sur les pratiques et les activités au sein de l’état-major.

 

Des mesures de sécurité avaient été renforcées

 

Une équipe d’enquêteurs français est attendue à Ouagadougou pour aider à faire la lumière sur cette double attaque. Dans un communiqué, le substitut du procureur interdit l’enlèvement de véhicule présents sur les sites des deux attaques. Ces véhicules doivent être examinés par la police judiciaire et ce n’est qu’après ces constats qu’ils pourront être retirés.

Les attaques qui ont frappé Ouagadougou vendredi 2 mars ont fait 16 morts, dont neufparmi les assaillants et sept parmi les forces de sécurité, ainsi que plus de 80 blessés. Celle ayant visé l’état-major général des armées a été la plus spectaculaire. L’assaut a été accompagné par l’explosion d’un véhicule piégé à l’intérieur même de l’enceinte. La déflagration a été suffisamment puissante pour faire s’effondrer l’un des murs du bâtiment. Des photos de corps mutilés circulent sur les réseaux sociaux et certaines sources décrivent un profond cratère à l’endroit où le véhicule a explosé.

Le ministre de la Sécurité Clément Sawadogo avait évoqué la possibilité qu’une réunion du G5 Sahel fût visée. La salle dans laquelle elle s’est tenue a été changée au dernier moment, ce qui a évité un carnage. Celle dans laquelle elle devait avoir lieu initialement a été dévastée par l’explosion.

Comme un triste présage, les mesures de sécurité passives avaient été considérablement augmentées, il y a quelques semaines, autour du bâtiment. Une imposante barrière de sacs de sable et de barbelés avait été dressée. Pas suffisant visiblement pour bunkeriser l’état-major burkinabè.

En janvier 2016, l’une des composantes du GISM, Al-Mourabitoune, avait déjà revendiqué les attentats contre le Cappucinno et l’Hôtel Splendid. Le groupe islamiste semble donc marquer son emprise terroriste sur la capitale burkinabè.

Related Articles

Laisser un commentaire

Close