« Séquestré » depuis 3 ans – Billet retour pour Diack

Depuis le 4 novembre 2015, Lamine Diack est mis en examen à Paris. L’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) est accusé de corruption passive et de blanchiment aggravé. Il aurait touché de l’argent provenant de la Fédération d’athlétisme de la Russie. Mais, depuis lors, ce digne fils du pays semble être oublié. Pourtant, pour services rendus au Sénégal, il mérite plus d’égards et considérations. En vérité Lamine Diack, il est temps de rentrer.

Par Abdoulaye Mbow

Aujourd’hui, Lamine Diack est âgé de 85 ans. Après quinze longues années passées à la tête de l’une des plus prestigieuses fédérations internationales, il est mis en examen depuis trois ans. Bloqué pour ne pas dire séquestré à Paris, il ne peut bouger. Il ne peut plus rentrer au bercail pour enfin se reposer. Athlète de haut niveau, champion de France en saut, champion universitaire dans la même discipline, Lamine Diack a été un grand sportif. Il l’est toujours. Il le sera pour la vie. Ce monsieur qui vit dans une prison à ciel ouvert loin de ses proches, de son pays, de son quartier de Rebeus veut rentrer au pays. Et, c’est le moment pour dire à ses «séquestreurs» que ce monsieur n’est un petit fonctionnaire français que l’on prive de tout pour des considérations extra sportives. À vous qui le retenez, sachez que ce grand monsieur a été Secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports du Sénégal. Il a été le premier magistrat de Dakar, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF).

Il a été élu du peuple de 1978 à 1993. Perspicace, intelligent et d’une grande humilité, professionnel jusqu’aux bouts de orteils, il a hissé l’athlétisme mondial au plus sommet de la planète terre. Alors, balle à terre pour ceux qui retiennent ce digne fils du Sénégal. Il n’est pas petit. Parce que tout simplement, il a reçu des distinctions à travers le monde. Saviez-vous qu’il a reçu des médailles comme le Grand officier de l’ordre de l’Étoile équatoriale du Gabon, Commandeur de l’ordre de Bonne Espérance de l’Afrique du Sud, Officier de l’ordre de la Reconnaissance de la République centrafricaine, Médaille de l’ordre du Nil de l’Égypte. Mais aussi, Commandeur de l’ordre national du Lion du Sénégal, Grand-croix de l’ordre de Bernardo O’Higgins du Chili, Officier de l’ordre du Mérite de la Hongrie. Enfin, Chevalier de la Légion d’honneur de France où il est retenu. Lamine Diack n’est pas petit. Une question…

L’affaire Lamine Diack est-elle plus grave, si grave que les affaires Sepp Blatter et Platini ?

L’affaire Lamine Diack est-elle plus grave, si grave que les affaires Sepp Blatter, ancien président Fédération internationale de football où le nom de Michel Platini a été cité au début et à la fin ? Peu importe. Au Sénégal, le plus important est de revoir cet homme du haut de ses 85 bougies, rentrer au bercail et fêter son prochain anniversaire avec le Sénégal à qui il a rendu d’énormes services dans le monde entier. Donc, ce patriote ne doit pas être abandonné. Quel que soit le motif, quelles que soient les considérations politiques, crypto personnelles, d’appartenance à telles ou telles autres chapelles, tout le monde doit faire bloc autour de sa personne pour lui permettre de retrouver le siens. C’est un combat patriote que doivent mener tous les patriotes. Il a été une fierté pour le Sénégal et l’Afrique, il doit continuer de l’être. L’Afrique doit refuser que ces fils soient jetés en pâture par un Occident qui protège ses fils dont certains ont les mains tâchées par le sang de l’Afrique. Que Diack rentre pour que Lamine vive.

actunet

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