Chambre criminelle: le procès de l’Imam Ndao et Cie va durer trois semaines (Juge)

Après trois renvois successifs, l'Imam Alioune Badara Ndao et une trentaine de ses co-accusés ont été attraits hier à la barre de la Chambre criminelle de Tribunal de Grande Instance de Dakar en formation spéciale.Les accusés sont poursuivis entre autres pour des faits d'associations de malfaiteurs en relation avec une bande terroriste, apologie du terrorisme et financement du terrorisme.

A l’ouverture de ce procès tous les accusés ont répondu présent à l’appel nominatif du président de cette chambre, le juge Samba Kane y compris les sieurs Mouhamed Mballo et Alphousseynou Diallo dont les noms avaient été omis involontairement sur l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction.

Contrairement aux audiences précédentes, il n’ y avait  pas la foule des grands jours à la salle 4 du Palais de justice Lat Dior de Dakar. A défaut d’attaquer le fond, les parties prenantes à ce procès, se sont livrées durant toute la journée, à une véritable guerre procédurale.

Les avocats de la défense au nombre de 64 ont soulevé des exceptions visant entre autres la nullité de la procédure. A les en croire, au moment de l’arrestation de leurs clients survenue dans le dernier trimestre de l’année 2015,  la loi sur le terrorisme qui a été visé comme base légale des poursuites, n’étaient pas encore entrée en vigueur.

Dans la foulée, la défense a également dénoncé la violation de certaines dispositions du Code de procédure pénale. C’est la raison pour laquelle, elle estime que le Procès-verbal de première comparution de même que le Procès-verbal d’interrogatoire du fond devraient être purement et simplement annulés.

Le représentant du ministère public prenant le contre-pieds de la défense a rappelé que la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Dakar  (Tgi) est seule compétente dans le corpus juridictionnel à juger les faits de crime liés au terrorisme.

Pour le maître des poursuites, contrairement aux allégations des avocats de la défense, les droits des accusés sont bien respectéd. Pour lui, l’omission de deux accusés sur l’ordonnance de renvoi ne saurait être un motif pour que ces derniers soient renvoyés des fins de la poursuite.

Sous le bénéfice de toutes  ces observations, il a indiqué que toutes les exceptions soulevées par la défense sont mal fondées et doivent être rejeté. Ce procès qui risque de durer environs trois semaines, va se poursuivre ce mardi avec les répliques de la défense.

Par Siaka NDONG 

 

 

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