Ismael Madior Fall: « Je ne suis pas au courant d’une enquête concernant OTD »

Le ministre de la justice a déclaré ce dimanche dans « Le Grand Jury » de la Rfm qu’il ignorait une quelconque enquête concernant les biens d’Ousmane Tanor Dieng. « À ma connaissance, je ne suis pas au courant d’une enquête concernant Ousmane Tanor Dieng », a-t-il dit.

Dans la foulée, il a rappelé son rôle qui consiste à surveiller la mise en oeuvre de la politique pénale de notre pays. « Je ne suis pas un ministre de la justice qui donne des ordres de poursuite », a-t-il martelé. Selon le Professeur Ismael Madior Fall, ceux qui doutent encore de l’indépendance de la justice doivent déchanter. « La justice sénégalaise, elle est indépendante. Il y a des décisions de justice que je découvre dans la presse », a notamment souligné le garde des sceaux.

Il a en outre indiqué que tous les dossiers qui ont été transmis par l’Ofnac ou l’Ige au niveau du parquet du procureur de la République auront une suite judiciaire. « Le temps de la justice n’est pas toujours le temps de la politique », a-t-il dit. Le ministre de la justice a également déclaré que dans le cadre de la séparation des pouvoirs, aucun délinquant ne peut se prévaloir de la protection du Chef de l’État. »Moi, le Président m’a dit je vous confie des missions. D’abord, je ne protège personne. Je ne suis pas moi, un Président dans la logique de protéger quelqu’un », a-t-il ajouté.

Au sujet du verdict concernant l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar où Khalifa Sall a été condamné à 5 ans de prison ferme, le Professeur Fall estime que si l’Agent judiciaire de l’Etat n’est pas satisfait de cette décision, rien ne l’interdit d’interjeter appel. Très en verve, le ministre de la justice a précisé que le quart bloquant qui est souvent évoqué dans le landerneau politique n’existe plus dans notre constitution depuis 2006.

« C’est le Président Abdoulaye Wade qui l’avait supprimé », a-t-il déclaré. Il a toutefois levé l’équivoque sur la question en déclarant que ce que Wade voulait faire en 2011, n’avait rien à voir avec le quart bloquant. Il faisait ainsi allusion aux événements du 23 juin 2011 quand les forces vives de la nation avaient pris d’assaut la Place Soweto pour dire non à un projet de loi constitutionnel inspiré par le Président Wade. « Le quart bloquant signifie qu’il faut avoir la majorité absolue des voix représentant le quart des inscrits « , a dit le ministre.

Par Siaka NDONG 

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