Saint-Louis Jazz: Hervé Samb enflamme le podium du « in » avec son « Jazz-Sabar »

Le bassiste sénégalais Hervé Samb a servi au public de la 26ème édition du festival Saint-Louis jazz (26 avril-1er mai) une prestation inattendue dans la nuit de dimanche à lundi, laquelle s’inspirait de son dernier album « Téranga », un savant mélange de jazz et de sabar (percussions sénégalaises).
Les notes servies par l’artiste au public, fusionnant « le jazz et le sabar », ont agréablement surpris de la part d’un bassiste plutôt connu pour des prestations différentes en Europe et au Sénégal.
Le musicien, accompagné de la chanteuse Lina Simone, fille de la défunte chanteuse américaine Nina Simone, a su harmoniser percussions typiquement sénégalaises et notes jazzy distillées par des instruments modernes.
Il était aidé de musiciens sénégalais à savoir Alioune Seck, « le meilleur percussionniste », selon Hervé Samb, Pathé Diassi à la basse, « un ami de plus de 24 ans basé à Detroit Diaw Macodou Ndiaye à la batterie, un ex du groupe « Waflash » de Thiès.
Le public, en majorité séduit par cette « exploration musicale » ou « jonction », ne cessait de lancer des « génial ! ».
D’autres mélomanes, des puristes du jazz sûrement, ont préféré quitter la place Faidherbe où se déroulait le concert tard dans la nuit de dimanche à lundi.
« Merci de rester aussi tard », tels étaient les premiers mots de l’artiste à l’endroit du public resté pour écouter la première chanson « Bara Mbaye ».
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Et Hervé Samb d’enchainer avec d’autres morceaux inspirés du répertoire traditionnel sénégalais, dont « Yacine Boubou » et « Saraba », avec comme invité surprise le chanteur et guitariste Souleymane Faye.
Il invite ainsi à l’ouverture dans « Tassé » (Rencontre), un titre joué en duo avec la chanteuse saint-louisienne Maïmouna Sourang alias « Maïna ».
Hervé Samb n’hésitait ainsi pas de lancer au public « dansez, on va vous réchauffer », face à un vent froid qui soufflait sur l’île de Saint-Louis depuis le début du festival de jazz.
Le titre « Sénégal rewmi téranga ! Saint-Louis deuk téranga » annonçait e la fin de son concert, qui a fait se rencontrer jazz et sabar, un style « subtil » en hommage au célèbre percussionniste sénégalais Doudou Ndiaye Coumba Rose, aujourd’hui disparu.
« Mais tout le concert est dédié à un grand frère, un ami proche de nous tous, mon cher grand frère hélas ! Habib Faye », a conclu l’artiste, dont la prestation a été marquée par des ennuis techniques notés depuis trois jours sur la scène de la Place Faidherbe, avec des micros ou instruments dont le retour de son n’est pas assuré.

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