Rififi à la Sicap-Liberté 1: Ablaye Diaw convoqué à la police de Dieuppeul (Par Siaka Ndong)

La famille Diaw de la Sicap-Liberté 1 a préféré laver son linge sale à la police. Cette maisonnée ne cesse de se livrer en spectacle dans le quartier. A l'origine de cette guéguerre, une sombre affaire d'héritage qui pollue l'atmosphère dans cette demeure depuis plusieurs années. Étant donné que nul n'a le droit de se faire justice dans un état de droit, le procureur de la République a hérité de ce dossier. 

Un marchand répondant au nom d’Ibrahima Diaw n’a rien trouvé de mieux à faire que de porter plainte à l’encontre de son grand-frère et deux de ses neveux. Le plaignant reproche à ses proches de lui mener la vie dure. Et ce, depuis la disparition de ses parents. A l’en croire, pour avoir osé revendiquer sa part d’héritage sur la maison qui leur a été légué, son frère, un certain Ablaye Diaw, ne veux plus le voir, même en photo. Dans sa déposition au niveau de la police de Dieuppeul, Ibrahima Diaw a en outre souligné  qu’il faisait régulièrement l’objet de railleries de la part de ses neveux, les nommés Mor Diaw et Abdoul Karim Diaw. Pis, a-t-il ajouté, ces derniers qui sont étudiants dans un institut de la place, l’ont récemment roué de coups en lui occasionnant une blessure grave à la tête. Très remonté,  il estime que s’est son frère Ablaye Diaw qui est derrière tous ces actes de menace, de violence et de voies de faits sur sa personne. Convoqué à la police, ce dernier a catégoriquement nié les faits qui lui sont reprochés. A l’en croire, c’est plutôt Ibrahima Diaw qui ne gobe pas les enfants de leur frère vivant en Guinée-Bissau, en cherchant à les faire sortir de la maison. Selon le sieur Ablaye Diaw, la goute d’eau qui a fait déborder le vase a été la décision prise par son frère d’empêcher un soir à leurs neveux d’accéder aux toilettes de la maison. Livrant sa version des faits, Ablaye Diaw a poursuivi en déclarant que son frère, obsédé par la vente de leur maison, est coutumier des faits. A l’en croire, il avait récemment enlevé la porte et la fenêtre de la chambre de ses neveux en coupant dans la foulée l’électricité. Selon toujours Ablaye Diaw, cette affaire qui s’était terminée en bagarre rangée a été jugée au tribunal. Ibrahima Diaw qui l’avait échappé belle, a-t-il rappelé, a été cependant sommé de ne plus commettre de tels agissements. Lors de l’interrogatoire de confronration qui visait en réalité à arrondir les angles, les belligérants qui se regardaient en chiens de faïence, ont campé sur leur position. C’est pourquoi au terme de cette procédure, les enquêteurs ont tout simplement transmis ce dossier au parquet du Procureur,  poussant ainsi la famille Diaw à aller laver son linge sale à nouveau au tribunal.

 

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