Cour d’appel de Dakar: Khalifa Sall joue son avenir politique lundi prochain (Par Siaka Ndong)

Le procès en appel du député-maire de Dakar aura lieu le lundi prochain. Khalifa Sall qui joue son avenir politique dans cette affaire avait été condamné le 30 mars dernier à une peine d'emprisonnement de 5 ans de prison ferme.

Ses avocats avaient alors interjeté appel tout en dénonçant une parodie de justice. C’est la raison pour laquelle, cette affaire qui défraie toujours la chronique sera rejugée ce 9 juillet 2018 devant la Cour d’appel de Dakar.

 

En première instance, le Maire de la capitale, on se le rapelle, avait été reconnu coupable des faits d’escroquerie portant sur des deniers publics  (1,650 milliard Fca) et faux et usage de faux en documents administratifs.

 

Il a été toutefois relaxé des chefs de prévention de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs.

 

Motivant sa décision, le juge Lamotte, le Président du Tribunal de grande instance de Dakar (TGI) avait indiqué qu’en sa qualité d’ordonnateur des dépenses, Khalifa Sall a apposé durant la période incriminée  (2011-2015) sa signature sur quelque 110 fausses factures portant l’entête du Gie Keur Tabar.

 

Dans la foulée de cette décision de justice, les sieurs Yaya Bodian (comptable) et Mbaye Touré (Daf) avaient également écopé de la même peine que leur patron.

 

Enfonçant le clou, le juge Malick Lamotte avait en outre révélé qu’entre 2011 et 2015, le Maire de Dakar a utilisé à d’autres fins la bagatelle de 360 millions Fcfa. Cette mane financière issue de la Caisse d’avance en raison d’un décaissement mensuelle de 30 millions Fcfa, était destinée, selon le juge Lamotte, à des menus dépenses.

 

Dans cette batterie de décision de justice, certains co-prévenus de Khalifa Sall avaient eux aussi écopé des peines variant entre 6 mois et 1 an ferme tandisque d’autres commes les deux percepteurs municipaux  (Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré) avaient été purement et simplement relaxé.

 

En langage judiciaire,  ont dit tout simplement qu’ils ont été renvoyé des fins de la poursuite sans peine ni dépens.

 

Auparavant, le juge Lamotte après avoir cloué au pilori Khalifa Sall, avait déclaré irrecevable l’exception de nullité des procès-verbaux de comparution des prévenus. Idem pour les exeptions de prescriptions de l’action publiques. Dans la même veine, l’État du Sénégal avait été débouté de sa demande de réparation.

 

In fine, comme pour clore le débat autour de la Caisse d’avance, le juge Lamotte avait précisé que dans la nomenclature budgétaire de la ville de Dakar, il n’y a aucune rubrique portant l’appellation « Fonds politiques ».

 

Au cours de ce procès qui avait duré plusieurs semaines, le Maître des poursuites avaient requis jusqu’à 7 ans de prison ferme contre les prévenus.

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