Petit Mbao: des trafiquants arrêtés avec une tonne de yamba (Par Siaka NDONG)

Les sieurs Mouhamed Coulibaly, Ousmane Sangharé, Djigo Sangharé, Youssoupha Dieng et Yoro Dia ont été attraits hier devant la barre de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Dakar. Les accusés étaient poursuivis pour les faits de trafic international de drogue et d’association de malfaiteurs. Ils avaient été alpagué dans la nuit du 12 au 13 janvier 2015 par les redoutables et redoutés éléments de la Section de recherches de la gendarmerie nationale sise à Colobane. Ces individus sont tombés à Petit Mbao avec une tonne de chanvre indien qui était soigneusement dissimulée dans un camion en provenance du Mali.

C’est au moment du déchargement de la marchandise prohibée que le chauffeur Mohamed Coulibaly, son apprenti Ousmane Sangharé et le reste de la bande ont été interpellés. Ils ont été tous perdu à la suite d’un coup de file anonyme faisant état d’un intense trafic de drogue sur le corridor Bamako-Dakar animées par des personnes de nationalité Malienne et Sénégalaise. Au cours de cette opération inopinée, le propriétaire présumé de cette importante quantité de drogue, un certain Alioune Badara Thiam alias ABT a réussi à prendre la clé des champs. Le quidam qui est toujours recherché a été alerté par les cris du sieur Youssoupha Dieng.

Sur ces entrefaites, tout ce beau monde a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Rebeuss. Soumis au feu roulant de la Chambre criminelle lors de leur procès, les accusés ont tous nié le faits qui leurs sont reprochés. Les nommés Mohamed Coulibaly et Ousmane Sangharé ont déclaré à la  barre qu’ils ignoraient que leur camion contenait de la drogue. A les croire, ils étaient à Dakar pour s’approvisionner en ciment. Le reste du groupe a abondé dans le même sens. Djigo Sangharé, Yoro Dia et le sieur Youssoupha Dieng ont indiqué qu’ils ne sont mêlés ni de près ni de loin dans cette affaire.

Malgré les plaidoiries de leurs avocats visant à les disculper, le maître des poursuites n’a pas été du tout tendre avec eux. Pour lui les faits sont constants. C’est la raison pour laquelle, dans son réquisitoire de feu, il a demandé à la Chambre de condamner tous les accusés à 20 ans de travaux forcés à l’exeption de Yoro Dia. Pour ce dernier, il a requis 10 ans ferme. Finalement, l’affaire a été mise en délibéré à la date du 16 octobre prochain.

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