Affaire du douanier cheikhou Sakho: la thèse du suicide confirmée par l’enquête préliminaire (Par Siaka Ndong)

Cocufié par sa seconde épouse, le douanier Cheikhou Sakho s'est-il donné la mort pour ne pas être la risée de ses proches? On ne le saura jamais puisqu'il a emporté dans sa tombe la réponse à cette question. Ses deux épouses qui s'accusent mutuellement se regardent désormais en chiennes de faïence.

On en sait un peu plus sur l’affaire du contrôleur des douanes Cheikhou Sakho retrouvé mort dans son véhicule dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier dans la forêt de Keur Massar. Le gabelou s’est tout simplement tiré une balle dans la tête avec son arme de service. Ce suicide avait-Il été prémédité ? En tout cas, avant ces instants tragiques, Cheikhou Sakho s’était rendu, contre toute attente, au domicile de sa première épouse. Il avait pourtant abandonné celle-ci pour les beaux yeux de sa ñiarël. Et ce, depuis pratiquement trois ans. Etait-il venu faire ses « adieux » à ses deux enfants »? Tout laisse à le croire. Puisque ce jour-là, il les a appelé en les regardant longuement. Il a ensuite fait le tour de la maison. Avant de quitter furtivement sa petite famille, il s’est arrêté un moment. C’était juste pour serrer avec beaucoup de tendresse sa fille cadette qu’il aimait tant. Puis il est parti pour ne plus jamais revenir. C’est plus tard dans la nuit que son corps qui gisait dans une mare de sang, à l’intérieur de son véhicule, a été découvert avec stupéfaction. La victime qui s’est révélée être le douanier Cheikhou Sakho avait la tête penchée sur la portière gauche de sa bagnole flambant neuve, un pistolet à la main. C’était lors d’une patrouille de la gendarmerie nationale. Les pandores qui ont crû dans un premier temps à une virée nocturne d’amoureux, se sont vites rendus compte qu’il s’agissait en réalité d’une découverte macabre. Le douanier Cheikhou Sakho avait ainsi abrégé ses jours, en se tirant une balle dans la bouche et le projectile a transpercé le crâne pour sortir sur la nuque, comme l’atteste le rapport d’autopsie. Dans la foulée, l’enquête rondement menée par les hommes  du commandant Mbengue, le nouveau patron de la Section de recherches de la gendarmerie nationale, a permis d’entendre plusieurs personnes dont notamment des proches du défunt. La thèse du suicide ne faisant l’ombre d’aucun doute, tout ce beau monde a été relâché. Pourquoi alors Cheikhou Sakho s’est-il donné la mort? Mystère et boule de gomme puisqu’il n’a laissé aucun mot pouvant éclairer nos lanternes. La première épouse accusée à tort d’avoir commandité la mort du douanier a été disculpé, à l’enquête préliminaire. D’ailleurs, elle a décidé de porter plainte contre ses détracteurs. Toutefois, à l’état actuel des investigations, le défunt a été présenté comme un mari cocufié que la seconde épouse trompait manifestement. Ils se sont mariés en 2015. Or Cheikhou Sakho avait une affection qui avait atteint sa capacité de procréation. Par quelle alchimie sa seconde épouse pouvait-elle tomber en ceinte des oeuvres de son mari alors que celui-ci était frappé de stérilité depuis pratiquement 14 ans? Des bruits ont commencé à courir sur la paternité du garçon qui venait de naître, neuf mois après leur union. Deux ans plus tard, la ñiarël tombe à nouveau en ceinte. Cette grossesse qui en dit long, tout comme la première, sur la moralité de cette dernière, a plongé le pauvre  douanier dans une profonde déprime. Est-ce la raison de son acte de désespoir? Dieu seul le sait. Affaire à suivre…



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